L’immobilier en France montre des signes de reprise après deux annéesau ralenti. Que vous soyez locataire, propriétaire ou investisseur,cet article vous renseigne sur les tendances et évolutions actuelles.
Avec 916000 transactions portant sur des logements anciens fin août 2025 sur un an d’activité, le marché immobilier français entre dans une phase de rétablissement avec une reprise encore fragile. La détente monétaire initiée par la Banque centrale européenne (BCE), la baisse progressive des taux d’intérêt ainsi que l’effet d’anticipation lié à la hausse des droits de mutation ont favorisé l’évolution annuelle des transactions immobilières qui est positive depuis mars 2025 et a atteint 10%.
Le marché n’est pas uniforme sur le territoire. En effet, dans les grandes villes où la demande excède l’offre, le marché subit de fortes pressions entraînant un déséquilibre structurel entre les besoins et les disponibilités. Dans le même temps, le marché dans de nombreuses zones rurales peine à trouver une certaine fluidité. Aussi, les investisseurs locatifs, confrontés à une fiscalité lourde et à certaines contraintes, ne se projettent pas durablement. Par ailleurs, la capacité d’ajustement des prix par les vendeurs, la fluidité du marché et la confiance des acheteurs constituent des facteurs qui soutiendront l’affermissement de la reprise.
En 2021, la part des ventes de logements anciens classés F ou G au DPE a connu une importante augmentation avec l’avènement de la loi Climat. Mais, en 2024, elle a cessé de progresser et enregistre même une légère baisse. Quant aux appartements anciens classés C, leur part enregistre une progression au début de l’année 2025, atteignant 28% contre 24% en 2024. Inversement, la part de vente des logements D et E connaît une chute, passant de 59% en 2024 à 57% en 2025. Les étiquettes énergétiques ont également un impact non négligeable sur le prix de vente des logements anciens.